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La Fédération chilienne de taekwondo se retrouve sans direction après la suspension des élections

13 mars 2026
La Fédération chilienne de taekwondo se retrouve sans direction après la suspension des élections

La Fédération chilienne de taekwondo fonctionne actuellement sans direction officielle après l’expiration du mandat de son conseil en octobre 2025 et la suspension des élections par décision de justice, la laissant dans une situation de vacance institutionnelle.

Mandat du conseil arrivé à échéance, processus électoral suspendu par décision de justice

SANTIAGO, Chili — La Fédération chilienne de taekwondo traverse actuellement une crise institutionnelle majeure après l’expiration du mandat de son conseil d’administration le 16 octobre 2025 et la suspension, par décision de justice, du processus électoral destiné à désigner une nouvelle direction. Depuis, la fédération poursuit ses activités sans qu’un nouveau conseil n’ait été officiellement installé.

Les documents judiciaires liés à ce litige confirment cette situation. Dans l’une des procédures, Flavio Figueroa Veloso est intervenu en tant qu’ancien président de la fédération, précisant que le mandat pour lequel il avait été élu avait pris fin le 16 octobre 2025. Il a également indiqué participer à la procédure en raison de son rôle à la tête du dernier conseil, étant de fait le dernier représentant légal de l’organisation.

Flavio Figueroa Veloso
Flavio Figueroa Veloso

Décision de justice : le processus électoral interrompu

Le processus électoral a été suspendu par la Cour d’appel de Puerto Montt le 23 octobre 2025. La juridiction a ordonné la suspension de l’élection prévue le 26 octobre, empêchant ainsi la mise en place d’une nouvelle direction.

Depuis cette date, la fédération est restée bloquée dans une succession de recours juridiques, de conflits internes et de désaccords non résolus, paralysant toute tentative de renouvellement de sa gouvernance.

Les suspensions d’associations affiliées ont aggravé la situation

Le conflit a également été alimenté par les suspensions visant plusieurs associations affiliées durant la période électorale. Les dossiers judiciaires indiquent que certaines organisations ont contesté leur suspension en septembre 2025, alors même que certaines avaient déjà fait l’objet de mesures disciplinaires auparavant.

L’Institut national du sport (IND) du Chili a par la suite précisé que, conformément à la réglementation en vigueur, ces suspensions doivent être limitées à deux mois maximum, et non trois mois comme cela avait été appliqué par la fédération.

Dans tous les cas, ces mesures étaient temporaires et les délais concernés sont désormais expirés. La question centrale ne porte donc plus sur le statut de ces associations, mais sur l’incapacité de la fédération à mettre en place une nouvelle direction après la fin du mandat du conseil.

Le différend autour de la commission électorale a accentué la crise

La crise s’est également étendue à l’organisation interne du processus électoral. Plusieurs recours ont indiqué que la Commission électorale avait demandé au conseil de convoquer une assemblée générale extraordinaire afin d’examiner les recours des associations suspendues et de clarifier la liste des membres habilités à voter.

Le conseil aurait toutefois contourné cette demande en confiant le traitement du dossier au Comité d’éthique plutôt qu’à l’assemblée. Cette décision a été contestée en justice, et une décision a conclu qu’elle était illégale, le conseil n’ayant pas respecté son obligation de convoquer l’assemblée.

Ce différend a encore renforcé l’incertitude quant à l’autorité légitime chargée de superviser la transition vers une nouvelle direction.

Saisines de l’Institut national du sport

Une plainte ultérieure déposée auprès de l’Institut national du sport (IND) a explicitement indiqué que la fédération ne disposait actuellement d’aucun conseil d’administration en fonction, les élections restant suspendues en raison de procédures judiciaires en cours.

Le document évoque également des accusations relatives à certaines opérations financières réalisées après l’expiration du mandat du conseil. Toutefois, ces éléments relèvent du cadre de la plainte et n’ont pas été confirmés par une décision judiciaire définitive.

Une fédération en situation de vacance institutionnelle

La Fédération chilienne de taekwondo se retrouve ainsi sans direction officiellement élue ni structure de gouvernance renouvelée. Depuis le 16 octobre 2025, elle évolue dans une situation d’incertitude institutionnelle, sans nouveau conseil formellement installé.

Dans les faits, ses activités sont assurées par des anciens dirigeants, du personnel administratif ou des dispositifs provisoires, l’ensemble restant soumis à un contrôle juridique.

Une crise de gouvernance rare dans le sport national

Sur les plans sportif et institutionnel, le cas chilien constitue l’un des exemples les plus marquants de crise de gouvernance au sein d’une fédération nationale. Entre élections suspendues, conflits internes persistants et procédures judiciaires en cours, l’organisation se retrouve sans direction renouvelée et sans trajectoire institutionnelle clairement définie.

Les documents examinés convergent vers une même conclusion : la Fédération chilienne de taekwondo demeure sans autorités officiellement renouvelées, tandis que le contentieux autour du processus électoral continue d’empêcher le retour à une gouvernance stable.